vendredi 11 novembre 2022

La poule au chapeau de Bernard par Vincent

La poule au chapeau frétillant, furibarde et sautillante, échappe au pire, sans rite, ni écharde, en se sauvant à toute patte, dans un style panique. Elle calme sa vie, d'un trop pleins d'émois, envolée dans les airs, elle échappe au danger et à la peur, et dans sa lente descente, s'endort sereinement, dans un presque oubli d'un solide souci, raccourci par sa fuite : Elle frémit de coolitude...

Le Cagibi de Romain par Bernard

Quel atterrissage catastrophique et douloureux pour cette éponge et ce chapeau projetés violemment dans ce cagibi par deux ados sans vergogne pour s’y écraser définitivement. Ce lieu jadis choyé par Jeanne et Charles était devenu une cage de chaleur remplie d’objets gisant ça et là, mêlés à de vieilles peluches et des jeux…Dans leur lente perte de connaissance, ils baignent maintenant dans leurs souvenirs d’antan, vivant dans un état second leur agonie dans ce lieu où ils se revoient rangés avec bienveillance. Leur vie aura été courte, mais le souvenir de cette époque bienheureuse demeure le plus fort.

La poule au chapeau

La poule au chapeau frétillant partie promener, voit peu à peu les buissons frissonner au bord du chemin, comme chantant un petit air qu’elle ne connait pas. Poursuivant sa foulée au rythme de cette musique, elle la sent qui s’accélère et s’amplifie… Tout à coup, une ombre surgit derrière elle lui donnant juste le temps d’apercevoir un loup menaçant qui s’approche dangereusement. Elle met alors les bouchées doubles pour prendre ses pattes à son cou et s’enfuir… Puis, apercevant un trou dans les fourrés, elle s’y faufile habilement pour se retrouver tombant dans un précipice… C’est alors que son chapeau frétillant se gonfle pour faire parachute, la sauvant ainsi d’une situation bien délicate.

 

Dictions poulette

Pauvre poule ampoulée partie en promenade dans un cagibi

Un loup farfelu file éponger son bain et promener sa pizza

Dommage pour la poule au chapeau farfelu frétillant, le loup part promener 

La poule partie avec sa coqueluche, le loup éponge

dimanche 23 octobre 2022

Lutin du matin

Le lustre des farfelus est effarant, à bien des égards, dès qu'on prend garde à la promenade, des ménades, où le lutin du matin, jette l'éponge du bain, sporadiquement, sur l'épaisse pizza importée d'Ibiza, avec une torsion de thé ampoulé. Le loup de la maison est la coqueluche du cagibi, ou gît le chapeau en peau de chat, truffé de plume de poule. Dommage de partir en hommage à la patrie.


Un tel équipage de Ida par Josiane

Pas de dommages pour la coqueluche et ses acolytes. Figue, loup, pizza, chapeau, comme un seul homme, crawlèrent dans la baie sous les bravos des touristes qui n’avaient jamais vu un tel équipage. Ils plongèrent, nagèrent, s’ébrouèrent avec la tranquillité un peu arrogante de ceux qui l’ont échappée belle.

Mal leur eu pris. A leur retour, le cagibi souriant et la maison apaisée avaient convolés en noces plus ou moins justes mais en tout cas, s’étaient envolées vers une lune de miel caribéenne.

De telle sorte que nos protagonistes ne trouvèrent à leur tour que la praire fleurie de boutons d’or.

Figue, Loup, pizza, chapeau, coqueluche, tous déconfits resserrent leurs liens pour se tenir chaud. L’union fait la force dit-on. Ainsi donc, le loup chapeauté tenant contre lui la figue et la pizza, un peu écrasées, se présenta à l’hospice de nuit. L’asile lui fut heureusement accordé. Seule, la coqueluche, à son grand désespoir, fut refoulée à l’extérieur, l’on se demande pourquoi.

Les farfelus de Vincent par Laurence

Le lustre des farfelus est un vrai aimant, dans le phare de la Lune en ébullition tellement elle est rousse, et suinte et chauffe et renvoie le reflet irradiant du soleil, qui explose de l’autre côté de la terre. Elle pétarade la Lune, et les farfelues sont devenus de vrais fakirs à jongler avec les étincelles foudroyant de la grande rousse, qui tient un bar à coups de tonnerre, elle asperge le guetteur qui voulait juste se désaltérer. Brûlures au 3ème degré nocturne, qui font des noceurs de vraies torches humaines, ils s’en foutent de brûler sur le bitume, sans thunes. Ils n’iront pas loin se fondant dans l’asphalte comme de l’encre qui se déverse sur une feuille de papier buvard qui absorbe bulle après bulle, les petites billes d’encres, qui s’étirent et s’enfoncent nonchalamment avec tendresse et timidité. D’abord un orteil pour toucher le feuillet, y tester la texture, y chercher une brèche. Un douillet alvéolé accueille ce doigt curieux, qui vient effleurer puis appuyer lentement, puis appuyer sûrement sur la surface cotonneuse qui s’ouvre et laisse un passage délicat et accueillant, un nuage buvant d’une fine langue la goutte d’encre qui en plus de l’orteil, y pénétrer le pied, la malléole, la cheville, l’arrière du genou, le genou, la jambe. La goutte d’encre est assise, les jambes dans du coton, prêt à se laisser tomber, la chute lente d’une plume dans l’oreiller. Sous un ciel aux lueurs pâles. Des couleurs frustes mais jolies quand même. Malgré l’usure du temps qui s’écoule seconde par seconde dans les frusques des farfelus noceurs, tels des Russes roulés dans la poudre de nez à l’avoine, ou des rouges de Prusses bercés dans la ouate remplie d’un talc enveloppant et sécurisant.