Quand il sortit le libèrgoulot,
il se délesta de son allègenez. Il avait rempli tous les débarassetables.
« Non, ne les met pas dans l’expulsecrasse », criait Margot,
cachée dans son bourrasquechop.
vendredi 24 décembre 2021
L'expulsecrasse
Un mot pour un autre
Trieur des fils, tu
défile
Les déshabilleurs de
jaunes
Met tes rougetifs en
jachère
Et expulse le gras qui
encombre
Dégage poids et nous
allège
Quand sous tes
enjambesmonts
Tu fais autour des
tablenettes
Et rougetif expulse les gras.
Jean l'ébouriffeur
Jean l’ébouriffeur part en campagne. Sa besace est remplie de citonettes. Il rit sous cape. Il sait qu’avec ses armes de destruction massive, il va bientôt pulvériser la douce campagne bucolique. Déjà, sous l’effet du soleil couchant, il commence à se transformer. Les autochtones hurlent lorsqu’ils le voient devenir un ordurexcite ricanant. Tous les jaichauds se transforment aussitôt en jaifroids. Ils tremblent de frayeur. Mais un gardesous à bec plat sort de son coffre. Que va-t-il arriver ? Que va-t-il sortir de cette confrontation ?
Besoin d'acheter de la poésie
J'ai cru que j'étais perdue dans le stade de foot. Puis, j'ai soudainement réalisé que j'avais éteint mon cerveau. Je me remplissais alors de tendresse et de beauté. Ça tombe bien, il se trouve que j'avais justement besoin d'acheter de la poésie. C'est un peu ras des pâquerettes mais non dénué d'humour sans en prendre conscience.
Où est passé le farfelu ?
Je regrette éperdument ces moments d'innocence. Libres et insouciants, nous nous régalions à passer des heures à regarder les nuages pour y déceler des figures familières. Sans le savoir vraiment, nous étions ivres de légèreté. Fauves indomptés, âmes ardentes, le temps n'avait pas de limite pour nous. L'infini nous ouvrait ses bras et nous nous y jetions à corps perdus. Il me semble que nous brûlions d'un feu intérieur qui s'est éteint. J'ai envie de crier "Où est passé le farfelu ?" Je pensais être fière de me connaître, aujourd'hui je suis triste de ne plus me surprendre.
Les enfants ont grandi
Les enfants ont grandi, il y a sans doute plus d'humains morts que de vivants sur la Terre. On pourrait dans un rêve éveillé voir la végétation préhistorique infiniment plus luxuriante et colorée que celle d'aujourd'hui; ou alors songer à la noblesse perdue des chevaliers.
C'est peut-être
la paresse qui nous pousse à noircir le présent, la flemme de le changer. Ou
alors c'est le sentiment de la perte de son pouvoir d'agir, inéluctable pour l'handicapé
ou la personne dépendante, on peut ressentir le vertige d'avoir vécu la meilleure
partie de sa vie. On observe, depuis la crise sanitaire de façon accrue, la
voracité de ce sentiment d'impuissance et de nostalgie chez des jeunes gens.
Ils sont déjà assez vieux pour regretter le temps de la cour de récréation, des
gâteaux, des vacances, des copains. Ils pensent peut-être que les enfants sont
insouciants et qu'ils n'ont même pas besoin de s'inventer quelconque espoir,
heureux et béats. Mais l'insouciance n'a jamais existé. Au CP on regrette le
temps où l'on prenait le sein. On peut écrire sur ces sentiments, c'est une
bonne façon de ne pas leurs laisser toute la place.
jeudi 10 juin 2021
Il est venu, il est parti
Il est venu, il est parti, avec des pas de danses et des idées arrêtées, une majesté de mouvements, et une fois le spectacle fini, une fuite éperdue. Il aurait voulu s'élever, mais n'était qu'un terrien, qu'un rien abattait, avec une folie d'exister lugubrement obstinée. Une fois la parade accomplie, le temps perdu n'est plus qu'un clou dans le cœur, courir dans tous les sens comme un poulet sans tête, pour que le pouls bat sans trêves, on y laisse bien des plumes et toute la santé.