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samedi 23 janvier 2021

1001 nuits sortie au cinéma

"Les Milles et une Nuits : deux places s'il vous plaît". Retrouver les salles obscures quel bonheur! Elles m'ont tellement manqué. Ces fauteuils rouges confortables, cette ambiance feutrée, ces grands écrans, les popcorns à volonté, les gens qui chuchotent doucement, en pensant que l'on ne les entend pas. Quand  ma meilleur amie, Camille, m'a proposée d'aller au ciné ; j'ai dis oui sans même connaître le film. Je lui fais confiance, elle a toujours eu bon goût. On arrive dans la salle. On est dans les premières  et  on s' installe au milieu pour être bien face à l’écran. Au fur et à mesure, la salle se remplit, les lumières s’éteignent  et les publicités et bandes annonces de film défilent, une retient notre attention : une comédie déjantée un nerf deux famines ce sera notre prochain film, c'est sûr !

Camille et moi ne nous sommes pas vus depuis deux mois. Nous faisions des skypes bien sûr mais ce n'est pas pareil, cette fois notre vie sociale a belle et bien repris et ça fait du bien !  On s'est connu au lycée et on ne s'est plus jamais quittées elle est devenue avocate et moi flic à la criminelle. Il nous arrive parfois de se retrouver sur des affaires elle défend des criminels que l'on arrête. Mais cela n'a jamais altérer notre amitié. 

Bon, ça y est, le film commence, la salle se tait. Premier plan : un bateau en pleine tempête pendant une  dizaine de minutes, qui, je dois bien l'avouer nous intrigue quelques peu… Deuxième plan : des pêcheurs installant leur étal dans un charmant port de pêche que l'on imagine en Bretagne.

Et là, le doute s'installe vraiment entre Camille et moi… et d'un coup nos regards se croisent et un fou rire  incontrôlable s’empare de nous,  Camille entre deux gloussements tente de me dire que l'on s'est trompé de salle ! On est en train de regarder un reportage sur un célère ostréiculteur « L'Emile et une huître ».

samedi 25 mai 2019

L'orchidée


Je vois des pétales blancs collés les uns aux autres avec plus ou moins de tâches violettes. Au centre, se trouve une coquille ouverte, l’intérieur est jaune et légèrement mauve. Cette fleur repose sur une tige verte légèrement incurvée.
Elle me rappelle les tâches d'encre sur un buvard, elles s’éparpillent grossissent de plus en plus et de plus en plus vite. Les formes me font penser à des nuages qui avancent lentement pousser par une douce brise. J'aime cette fleur parce qu’elle est atypique, c'est un mélange de couleurs.
Courbe généreuse ouverte à la lumière, son cœur est transparent et forme un rond presque parfait. Au centre, un point blanc irrésistiblement attiré par un pétale courbé qui veut n'en faire qu'une bouchée.
Elle me murmure que la différence est une force et qu'il faut lâcher prise, se laisser cajoler, emprisonner sans crainte, faire confiance, vivre intensément.
La fleur se transforme petit à petit en une femme épanouie, libre d'être elle-même, d'ouvrir son cœur à qui elle veut.

vendredi 3 mai 2019

Usurpation d'identité


Un visage sombre et ridé. Qui es-tu derrière ce masque ? Cette façade noire déforme ton visage, assombrit tes traits, cache tes yeux, ton visage n'est plus qu'un triste voile, qui s'affaisse. Ce reflet de moi-même dans ce miroir teinté minuscule n'est pas celui que je veux montrer. Mais qui suis-je au fond ? J'ai perdu mon identité, je suis un vagabond qui erre dans les rues, qui vit au jour le jour. Les gens me regardent avec curiosité, je leur dis « J'ai perdu ma carte d'identité, pouvez-vous m'aider à la retrouver ? » Mais personne ne répond...
Un jour, une dame d'un certain âge, comme venu de nulle part, s'approche de moi et m'interpelle :
« - J'ai trouvé cette carte d'identité, n'est-elle pas à vous ? »
Je la regarde tout souriant « ça doit être la mienne, sûrement ! »
Je me reconnais sur la photo, j'ai peut-être quelques années de moins, les traits moins tirés.
J'ai de nouveau un nom, un prénom, une date et lieu de naissance, je suis enfin quelqu'un !
Voilà quelques années maintenant que j'ai repris ma vie en main, je travaille dans une grande entreprise, et je suis heureux, enfin jusqu’à ce 18 septembre 1995, où tout à basculer.

Il est 6h58, j'ouvre tout doucement les yeux, il fait encore nuit dehors quand soudain un vacarme inimaginable venant de mon entrée me fait bondir de mon lit :
« Police ! Police ! Levez-vous, vous êtes en état d'arrestation pour trafic de drogue ! »
Et me voilà menottes au poignet, en slip ! « mais qu'est-ce qui se passe ?  Qu'est-ce que j'ai fait ! Je veux un avocat ! »
Dans un moment de bonté, les flics me laissent m'habiller et m'embarquent au commissariat, où je vais être sévèrement cuisiné.
Un homme d'une cinquante d'années, légèrement dégarni entre dans la salle d’interrogatoire sombre et lugubre « Commissaire Baldaquin, alors tu n'as rien à nous dire Antonio Vargas ? ça fait dix ans qu'on te cherche et je t'ai coffré ! « mais je comprend pas » dis je terrifié.
« Ah tu comprends pas, tu te fous de moi ! Tu es le plus gros narco trafiquant de la région, la mémoire te revient ! »
Mon dieu si j'avais su je serais resté vagabond mais en liberté.

jeudi 11 avril 2019

Ripaille d'asperges

Ils étaient là, autour de la table, pour fêter dignement la saison des asperges. Il y en avait de toutes sortes, asperges en vinaigrette, en gratin, en sauce. Les soldats avaient bien mérité un bon repas, ils avaient gagné une grande bataille aujourd’hui !
Le repas dura près de cinq heures, mêlant saucisses à la cassolette et asperges en tout genre.
Le lendemain, après ce bon repas, tous se réveillèrent mal en point, leurs ventres grinçaient, gargouillaient, tiraient.
Il ne faut pas abuser des bonnes choses, à nous rendre malade.

Cassandre sur un air de Lettre à Elise


C’est l’histoire d’une jeune fille qui s’appelait Cassandre
Elle était belle, elle était blonde, elle avait de grands yeux bleus,
Qui brillaient de mille feux
Et bien que tout lui souriait,
Elle avait caché au fond d’elle, des secrets inavoués.


Berceuse


Viens, viens que je t’attrape petite canaille,
Tu ne fais que des bêtises, tu sautes, tu cries, tu fais trop de bruit.
Viens, viens que je te console, doucement dans mes bras,
Tu verras comme c’est agréable de se laisser rêver.
Tu pourras te réchauffer, tu n’auras plus peur, plus jamais froid,
Tu seras heureux, libre, et plein de joie.
Malgré la mélancolie qui t’entoure.
Reste près de moi, mon amour.

vendredi 11 janvier 2019

Monsieur Fahrenheit


Monsieur Fahrenheit à 100 à l’heure, qui fonce sur la Lune.
Il gambade comme un animal qui brandit sa plume.
L’atmosphère est lourde, pesante c’est comme un film noir qui a des bouffées délirantes.
La terre semble si pure du haut de cette lune.
Qui peut imaginer l’angoisse qui le hante et pour se calmer, il suce des bonbons menthe.
Il vole, il saute entre les cratères de dunes comme si sa vie ne valait pas plus qu’une plume.

Vase d'airain


Un vase d’airain, voilà ce qu’il avait gardé avec lui - après ce moment mystique c’était le seul cadeau qu’elle lui avait offert, c’était un geste mystique pour elle. Elle y versa un liquide liquoreux qu’ils aimaient se passer sur la peau. Entre eux les échelons de l’amour n’ont fait que grandir. Aucun ni aucune force d’autres sortes n’aurait pu détruire la magie que ces deux êtres connaissaient pour l’un et l’autre. Aucun masque d’apparat, aucun secret à se cacher.
Amoureux pour toujours. Ils sont comme cette feuille volante d’automne qui vient se poser délicatement sur le sol. Leur vie pleine de tristesses et de Rocamboles est celle maintenant d’un amour si précieux. Dormant avec eux comme la lueur du soleil dort sur la Lune.

Superhéro écolo


Je rêve beaucoup, j’aimerais partir tel Indiana Jones sauver le monde. Par contre, je veux être un superhéro écolo, qui va conquérir le monde sur son vélo. J’irai sauver les peuples qui vivent dans des contrées lointaines, en Colombie, en Asie, en Amazonie, J’apprendrai beaucoup d’eux, j’affronterai les animaux sauvages, les forêts dangereuses et magnifiques. Je reviendrai transmettre mon savoir au plus grand nombre pour tenter de sauver notre terre.

Une plume


Je veux être une plume qui va conquérir la Lune pour s’abreuver et se ressourcer dans des contrées inexplorées. J’aimerais, je vivrai et j’apprendrai beaucoup des autres. J’affronterai les animaux, je les dompterai, je m’en ferai des alliés, je les respecterai et je ferai le plus grand nombre de ballons que je lâcherai pour être libre.

dimanche 18 novembre 2018

La lune

La lune scintille mollement en cette période de mousson
Sa lumière est tamisée par la pluie ou les nuages
Et un grand silence s’installe, froid, pesant et effrayant.
Il vient se tordre dans les roues du fauteuil, qui se met à tourner à vive allure.
Et glisse de plus en plus vite, et veut tout stopper,
Mais l’élan est trop fort et la pensée impuissante

La sècheresse


Le coureur sur échasses pique là une pomme, là une pêche,
Il se régale comme un enfant qui mange des fraises
Le soleil poudroie d’or la poussière du chemin
La sécheresse est à son comble, la vie semble avoir déserté la vallée roussie
On entend le bruit des herbes sèches qui se frôlent


Sorti de nulle part


Le type sortait de nulle part, à croire qu’il nous a vu passer et qu’il a décidé, sur un coup de tête, de nous suivre, mais il ne sait pas à qui il a à faire. Il ne tiendra jamais le coup avec nous.
C’est un grand type, plutôt costaud, Gredin, il s’appelle Gredin, je crois. S’il continue, on va tous se liguer contre lui et il va retourner d’où il vient !
-Attendez moi ! criait-il, essoufflé, et il fait trop froid, et puis ça glisse. Pestait-il encore.
Cette fois s’en était trop :
-        - Vous allez partir ! On ne veut plus de vous dans le groupe.
Le type entendant ces mots, se mit dans une colère noire. Son visage devint rouge, son cou se mit à grossir, grossir. Ses yeux sortaient de leur orbite, ses mains gonflaient, ses ongles s’allongeaient. C’était un monstre de 4 m de haut qui se dressait devant eux. Ils sont là, pétrifiés, la peur au ventre, ils voulurent crier, s’enfuir, courir mais non, rien n’y faisait, leurs sens ne répondaient plus ! Le type se mit à souffler d’un coup. Et au moment où celui-ci s’apprêtait à attaquer le groupe, un arbre se brisa et assomma le monstre terrassé.

3 temps

Le temps passé : la pâle estime : la Palestine

Chevelure Flamboyante


Chevelure flamboyante, elle semble légèrement corpulente, joues rondes, sourire malicieux, yeux mutins. Lui, apaisé, rêveur. Visage fin portant une étoffe dorée. Adrien est tombé dans un piège, et s’est laissé entraîner dans cette auberge mal famée, dans une partie de cartes, qu’il est sûr de perdre. Son adversaire a profité de sa naïveté pour verser un puissant psychotrope dans son verre. Il est à la merci de son adversaire peu recommandé. Celui-ci lui a dérobé tout son argent et ses bijoux. Adrien se réveille groggy, il met quelques minutes à comprendre ce qui vient de se passer, la panique l’envahit soudain.

vendredi 29 juin 2018

Les moustiques piquent les mômes


Les moustiques piquent les mômes. Grattouillis, grattouillas. L’un soulage l’autre. L’autre est là, pour soutenir l’un dans la gratitude des limonades bleues. Les langues se délient. Arrive le temps des confidences des pipelettes d’Amsterdam à la langue fumeuse. Fumeuse fumeuse pas tant que ça ! une cigarette ou deux par jour. Oui là, évidemment, votre vice est de moindre ampleur petit joueur. Votre mesquinerie dans le stupre est une surprise stupide. N’est stupide que la stupidité comme dirait Forest Gump. Abandonner la raison, abandonner l’opinion, accepter d’être dans la combustion du quotidien quantique. Sa joie demeure malgré les années qui passent, malgré les aînés qui trépassent, malgré nos mémés qui tremblassent malgré nos nénés qui s’effacent.

Boudiou !


« Boudiou ! » Mémère veille en liquette à bord du bateau fou, vieux d’un lustre, débordant de hiboux. Le déluge frustre les moussaillons bigleux. N’ayant que leur courage, ils iront jusqu’au bout de leurs missions à condition que les pilules du bonheur arrivent tôt. Tôt ou tard quelle importance pour nous, le moment venu, ce changement si attendu. Viens Alfred viens ! Coursons les nuages dans des cerfs-volants mastodontes. Oui ! Quoi de plus agréable que la liberté de voler. Mais vous-même ? Avez-vous des vues sur moi ? Oui, quand je mets mes lunettes et que je vous regarde. Je vois un bel homme bien bâti aux yeux bleus. Il a la langue fort rugueuse et l’œil larmoyant car son hérédité génétique est autrichienne.


La brise allemande


La brise allemande, longtemps bouge. Elle fouette le visage et s’insinue dans le cœur. C’est la transhumance des rastaquouères, qui déferle l’alpage. Prairie verdoyante aux pâquerettes ondoyantes. Féerie d’un monde magique riant à moi plus souvent.
Cours ! Vole ! Je t’attends plaisir si longtemps désiré ! que celui d’une partie de ping-pong en Corse ! C’est bien, c’est un voyage au bout de l’enfance. Voyage susurré dans le creux de l’oreille, aux échos d’un essaim d’abeilles, un fredonnement de frelons obséquieux. Beez, Beez, Beez mais quel horrible insecte fourbe ! Pique-Nique douille, c’est toi : l’andouille douillette qui cueille des violettes vert-de-gris dans le pré, surpris dans quelques secondes, quand nous allons lire ce texte sans queue ni texte.

Les moustiques de la piscine


Les moustiques de la piscine piquent les mômes, c’est comme un automate dont les songes n’ont pas atteint les cieux. Dans l’air flotte le drapeau de la victoire. Le jeu fait nage par ici. La défense doit être automatique. Les hommes n’ont aucune nuance, leur âme est couleur ombre massif.

samedi 24 mars 2018

La vie de Baptiste


Baptiste le bienheureux poursuit sa route, et tente de garder l’équilibre, mais ce n’est pas facile. Les marronniers de la place laissent tomber leurs fruits et Baptiste manque à chaque instant de déraper, de glisser, pire, de tomber et d’abîmer son joli costume. Haaaaaaaaaaaaa ! crie-t-il à chacun de ses pas, ouille ! sa jambe. Aille, ouille, haaaaaaaa ! jusqu’à l’inévitable chute. Il est là, inerte, au sol, il perçoit des visages agglutinés autour de lui, certains inquiets et d’autres moqueurs. Sa vie est un éternel haaaaaaaaaaaa.