mardi 1 mai 2018

Notre Dame des Absences

Que s'est-il passé au théâtre de Notre Dame des Absences ???
Ni tremblement de terre, ni attaque terroriste, mais la malvenue d'un être costaud, lourdaud, pataud et pas beau ; un bossu comme on en fait plus depuis belles lurettes, plus virulent que Bartabas, tout aussi peu à cheval, sur les principes que lui, quand les choses ne vont pas et qu'on a une logique de barman pour philosopher dans la vie vive, bagarreur, comme un de la rue en déveine de tout, un énergumène gargantuesque, l'écume à la bouche et les louches qui tambourinent comme des marteaux de fracasseurs. La figure en travaux, la mauvaise augure à l'avenant et des balancements de bras, lourdingues à briser des murs, éructant d'une bouche lippue, rien d'audible mais tout de puissant et aussi dérangeant que l'âme de Dieudonné Mbala, Mbala, a saccagé avec une virulence peu crédible tout ce qui était rutilent, le réduisant en débris tout ce qui brille, ce qui n'est pas peu dire dans un théâtre ou les bellâtres ont besoin de mille miroirs pour illuminer leur face de farceurs. L'endroit pourtant neuf n'est plus reconnaissable, ce n'est plus que sable, tout est mis à l'envers, des décors ne restent que décombres.
La police dubitative s'est activée à résoudre cet énigme, terrible en ces temps sécuritaires. Au dire des témoins, nombreux et festifs qui dans la nuit et les rues du coin, coincent la bulle dans des idées champagnes, dans des dérades de promenades, sulfureuses et furieuses de vides à combler, où les produits illicites et démentiels font artifices, au dire de ces gens couverts de leur étiquette d’esthètes des bousculades accoutumées et dans une concordance surprenante de visions, ces élitistes de minuit disent qu'un sosie confondant de quasimodo à pas d'heure et dans la profondeur de la nuit a jeté la panique et les murs du théâtre près de la Seine qui coule sous bien des ponts. Peut-on croire ces chrétiens en mal de croyance ?
La police a dit oui, car besoin d'explications elle l'a, besoin de réponses, pour répondre à ceux qui répandent rumeurs et opprobres, quand l'ordre est dérangé et que l'insensé des choses peut faire mal tourner terriblement, le monde des arrangements commodes, qui sied au pouvoir. 
Pourquoi, et comment, putain de merde, cela a pu se faire ???
Voilà deux questions, qui trottinent acidement dans les cerveaux composites des loustics patentés, par le gouvernement des assis, pour résoudre ce qui fait peur à tant de monde.
Alors ces champions élémentaires, de la mathématique élastique des choses ont pisté un descendant de Victor Hugo, un passionné par le transhumanisme, paranoïaque de surcroît et qu'on n'a plus vu depuis quelques matins, et quelques pâles aubes, autant dire que c'est lui qui a fuit dans la démence et la démolition et sans doute dans autre chose, puisque nulle trace à ce jour de ce disparu à la fureur étonnante et à la fulminante provocation.

samedi 24 mars 2018

L'île


A milles lieux de la terre, un astronaute en orbite, aux yeux d’or et la frite, s’éclate à slalomer entre les poussières d’étoiles. Boum.
Un écrasé de sa pomme par terre sur une île déserte ou presque. La trogne en compote, la combinaison qui le boudine, il se vautre au milieu d’une cohorte de baleines de soutien-gorge ! Où sont les propriétaires ? L’as du tronc note sa capacité à rouler pour se déplacer, il fait le tour de l’île en roulé boulé affolé. Où sont les propriétaires ? Un grand Boom. Une frite se plante dans l’or mayonnaise, un sourire carnassier de la taille d’une baleine vient dévorer l’intrus. Boum. Une cape saoule s’étale sur l’île et se frotte la poire au génie-pis. Une bouche géante vient sucer la friandise à l’alcool fourré. Boum. Un pied de déesse vient écraser le tableau et enfoncer l’île de la tentation au fond de la mer.

Baptiste le Bienheureux


Baptiste le bienheureux, a sorti son costard de son placard pour s’exhiber ce dimanche matin dans les rues du village. Il passe devant une cour aux quatre marronniers, droit comme un i, balayant de son épi savamment brandi, les chardons impétueux qui se collent à son toupet ! haaaaaaaaa
Baptiste le bienheureux, a sorti son costard de son placard pour s’exhiber ce dimanche matin dans les rues du village. Il passe dans la cour aux quatre marronniers et roule comme une boule sur les chardons impétueux : haaaaaaaaaaaa
Baptiste le bienheureux, a sorti son costard de son placard pour s’exhiber ce dimanche matin dans les rues du village. Il passe par la cour aux quatre marronniers éternue aux quatre coins de la rue. Haaaaaa Tchoum !


Un oui prometteur


Le son est sorti, la bouche a laissé échapper un oui ! - un oui franc qui claque, un oui prometteur, une permission, un laissez-passer. Oui est la clé des portes fermées qu’il rêve d’ouvrir, derrière lesquelles un Nouveau Monde s’annonce dans la joie et la découverte, l’appréhension et le suspens qui serre sa gorge. Il faut que Janus soit fou pour ne pas franchir le palier où quelqu’un l’attend. Quelqu’un d’important, quelqu’un d’imposant, qui lui fasse un accueil spécial. Une pression sur la fesse, un pince-fesse amical, comme une tape sur l’épaule, où une poignée de main de fer, un grand coup dans le dos. Non, Janus ne souffrirait pas un geste trop rude, une pichenette à peine effleurée, pas très forte. Il n’aime pas la violence Janus. Pour qu’il soit à l’aise, que son introspection vive, pour que son ça libère sa voix, qu’elle sorte et que Janus se lance et vienne de sa bouche écraser le baiser offert.

La vie de Baptiste


Baptiste le bienheureux poursuit sa route, et tente de garder l’équilibre, mais ce n’est pas facile. Les marronniers de la place laissent tomber leurs fruits et Baptiste manque à chaque instant de déraper, de glisser, pire, de tomber et d’abîmer son joli costume. Haaaaaaaaaaaaa ! crie-t-il à chacun de ses pas, ouille ! sa jambe. Aille, ouille, haaaaaaaa ! jusqu’à l’inévitable chute. Il est là, inerte, au sol, il perçoit des visages agglutinés autour de lui, certains inquiets et d’autres moqueurs. Sa vie est un éternel haaaaaaaaaaaa.

Le magicien en boucle


Le spectacle est grandiose, l’émerveillement est total ; personne n’enviait ces jeux et oui le magicien a enfoncé délicatement l’épée dans sa gorge…. Le spectacle est grandiose, l’émerveillement est total ; personne n’enviait ces jeux et oui le magicien a enfoncé délicatement l’épée dans sa gorge…. Le spectacle est grandiose, l’émerveillement est total ; personne n’enviait ces jeux et oui le magicien a enfoncé délicatement l’épée dans sa gorge….

Le magicien


Le spectacle laisse sans voix et oui le magicien sur scène est en train d’enfoncer délicatement l’épée dans sa gorge, il peut rester seulement quelques minutes, il semble à la fois terrifié et serein. Pour la retirer, il faut que quelqu’un lui fasse une tape dans le dos, doucement, pas très fort, afin que ça sorte de sa bouche.