Je cours dans le jardin, il fait beau, l’air sent bon, je joue avec Guy et je m’arrête en pleine course. Je décide de toujours me rappeler de cet instant, les narines ouvertes et les yeux agrandis face au soleil, j’ancre ce moment en moi-même.
Moments d’enfance d’avant toute la complexité du monde. C’était un concentré de jolies choses, accoudée à la fenêtre, j’étais émerveillée. Le chemin du village s’élançait vers la montagne sous la lueur douce d’un lampadaire. La neige épaisse reflétait les rayons de lune, c’était aussi magique que magnifique, un moment parfait, poétique et plein. J’ai eu envie de pleurer.