Je suis un innocent, qui a connu la déchéance
artistique, je n’ai pas été celui qui a su triompher de la pression des
projecteurs, des producteurs, des metteurs en scène. J’ai courbé l’échine et me
voici acceptant des rôles de pacotilles, jouant dans des salles de derrière les
fagots, masquant l’envie des révolutions qui fulminent. Je suis une soupape. Un
sous-pape, qui cache son jeu d’artiste manqué, comme une toux persistante. Je
me farde, je me fonds sous le personnage qu’on a bien voulu me donner mais je
continue à jouer, car j’ai le feu ardant du comédien qui brûle en moi.
vendredi 11 janvier 2019
Une plume
Je veux être une plume qui va conquérir la Lune
pour s’abreuver et se ressourcer dans des contrées inexplorées. J’aimerais, je
vivrai et j’apprendrai beaucoup des autres. J’affronterai les animaux, je les
dompterai, je m’en ferai des alliés, je les respecterai et je ferai le plus
grand nombre de ballons que je lâcherai pour être libre.
Silence Radio
Radi’ O!, radis noir, radis blanc, radiations,
radiateurs, ras-le-bol des ondes, des lucioles parasites, des raz-de-marée de
flash, back, break, Tech, Champion, pignons, pinsons, planctons.
Rat d’égout de la rareté du beau, du son, du
majestueux.
Rappeur. Rap. Peur aux trousses, Ragots. Ravigote,
Ravagnac. Ravi au lit. Ravaler. Rêvasser. Radeau dans l’eau, l’eau là-haut. Oh
Oh. Hi Hi. Ah Ah RhaRha Didi OhOh
Radio, où as-tu mis ta rangée de disques, de son,
de conf, de vibration, de silence radio
Les amours rêvées
L’amoureux des lucioles, parasite des raz-de-marée
est embarqué dans les tempêtes du siècle qui frappe épisodiquement les
certitudes climatiques. Rat d’égout de la rareté du beau, circule dans les
méandres des dégâts, fierté opaque des cœurs percés toute une peur aux trousses
qui dessine dans le fond les ombres fantasques des amours rêvées. Opinions des
masses massacreuses de cette race quand les balivernes des médias leur font
dégâts. Radio, où tu as mis ta rangée de disques.
Un monde meilleur
Un monde mappemondes à plat sur
une surface d’écorce terrestre d’écorché vif, arraché dans son épanouissement
par le bitume qui l’étouffe, un air oxygéné qui soulève la fine plaque
d’asphalte qui, à force de souffle, de soupirs, d’espoir, perce une brèche, un
petit espace où il est possible de respirer. L’air passe et le soleil au rayon
flamboyant vient y brosser sa douce chaleur. Photosynthèse de la Terre
admettant le fruit qui vient surgir par les racines, la feuille vert tendre, la
fleur blanche-neige, la tige - végétale se dressant vers les cieux. La vie est
née sous cette surface grise, le vrai espoir du retour de la nature, les
éléments se manifestent. Manifestons-nous à coup de souffle, de joie, de
verdure, pour arriver à un monde meilleur.
dimanche 18 novembre 2018
La lune
La lune scintille mollement en cette période de mousson
Sa lumière est tamisée par la pluie ou les nuages
Et un grand silence s’installe, froid, pesant et effrayant.
Il vient se tordre dans les roues du fauteuil, qui se met à tourner à vive allure.
Et glisse de plus en plus vite, et veut tout stopper,
Mais l’élan est trop fort et la pensée impuissante
La sècheresse
Le coureur
sur échasses pique là une pomme, là une pêche,
Il se régale
comme un enfant qui mange des fraises
Le soleil
poudroie d’or la poussière du chemin
La
sécheresse est à son comble, la vie semble avoir déserté la vallée roussie
On entend le
bruit des herbes sèches qui se frôlent
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